Comment les opérateurs télécoms peuvent-ils évoluer vers des réseaux verts ?

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Le récent rapport du GIEC indique que la température a augmenté de 1,1 degré Celsius depuis l’époque préindustrielle. Il est de notoriété publique, que le réchauffement de la planète est massivement lié à l’activité humaine, et qu’il devient urgent de réduire les émissions de carbone. Avec l’augmentation des dommages liés au changement climatique, les industries du monde entier ont dû porter leur attention sur leurs émissions et leurs contributions, et l’industrie des télécommunications est également fortement engagée. 

Les entités du secteur des télécommunications, telles que la GSMA (Global System for Mobile Communications) et l’UIT (Union internationale des télécommunications), n’ont cessé de plaider en faveur de « réseaux plus verts » dans l’espoir de parvenir à une réduction significative de l’impact environnemental du secteur des télécommunications. L’industrie des télécommunications est à l’avant-garde de la réduction des émissions de carbone. On observe une augmentation sans précédent de la consommation de données dans le monde, surtout depuis la pandémie de COVID-19, qui a accru l’utilisation des outils et des applications numériques. 

Alors que les fournisseurs de services se préparent à répondre à la demande croissante, il est essentiel d’améliorer l’efficacité énergétique du secteur des communications, afin que le taux de croissance de l’efficacité énergétique rattrape ou dépasse celui du trafic. L’UIT a fait de la réduction des émissions de carbone des TIC de plus de 45 % un objectif clair pour 2030. 

De leur côté, les entreprises comprennent qu’il est urgent d’agir pour susciter des changements positifs dans le secteur des technologies et assumer pleinement la responsabilité des émissions. Nombre d’entre elles ont fixé des objectifs de réduction, accrédités par la Science-Based Targets Initiative, afin d’atteindre « le zéro émission net » d’ici 2030. D’importantes initiatives ont été émises par les entreprises et les organisations pour soutenir un panel d’acteurs diversifiés (opérateurs, fournisseurs, grossistes, vendeurs, institutions de recherche, etc.) à participer aux efforts de normalisation des équipements utilisés pour réduire l’empreinte environnementale des biens et services numériques. Elles encouragent également les parties prenantes à partager leurs connaissances, à développer et à adopter des approches communes en vue d’un écosystème télécom respectueux de l’environnement. 

Ceci n’est que le premier pilier, la stratégie de développement durable mise en place dans les entreprises continuera à en faire des partenaires clés. Elles sont se prêtes à prendre des mesures ambitieuses au cours de la prochaine décennie afin de respecter l’Accord de Paris. Pour elles, l’action en faveur du climat consiste à créer de la valeur à long terme tout en réduisant les émissions de manière précise et crédible. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons ensemble, contribuer aux réductions mondiales de carbone, nécessaires pour éviter les effets catastrophiques du changement climatique. 

Les principaux acteurs des télécoms doivent renforcer la coopération et la collaboration entre eux afin de s’aligner sur la nouvelle voie, qui exige de réduire leurs émissions de carbone de 45 % d’ici 2030, et aussi de se conformer à l’ambition des entreprises du Pacte mondial des Nations unies en vue de limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5°C. 

A ce titre, les réseaux verts ont pour vocation et ambition d’optimiser l’énergie, afin de garantir une utilisation écologiquement responsable des réseaux de communication, et des sources connexes.

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Gervaise Van Hille

Directrice France de Colt Technology Services

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