Comment valoriser votre capital application au milieu du chaos créatif

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Le capital applicatif émerge et se développe dans un environnement chaotique. Le chaos est synonyme d’innovation. L’innovation conduit à l’opportunité, et dans cette opportunité se cache la valeur…

Les applications se sont imposées comme le principal vecteur à travers lequel les entreprises numériques se développent. Par exemple, les incroyables valorisations des géants du numérique sont directement liées à leur immense portefeuille applicatif.

Sans vouloir verser dans le cliché, les applications et leurs données sont ainsi devenues la monnaie d’échange de l’économie numérique. Et elles trouvent donc toute leur place parmi les actifs de l’entreprise, car elles contribuent pleinement à son bilan grâce à la valeur qu’elles permettent de créer.

Hélas, si l’on n’y prend pas garde elles peuvent aussi conduire à une incroyable destruction de capital.

La bonne gestion du catalogue applicatif de l’entreprise, cette ressource à la fois si précieuse et si vulnérable, doit donc impérativement dépasser le seul cadre du service informatique pour devenir un sujet traité par le conseil d’administration. Car dans une telle « économie applicative », la stratégie numérique de l’entreprise doit prendre en compte l’aspect obligatoirement chaotique de l’innovation IT tout en réduisant le risque auquel elle s’expose. Et l’on ne sait que trop bien combien les termes « chaos » et « réduction du risque » ne vont généralement pas de pair.

L’innovation chaotique

Le chaos a souvent été le meilleur moyen pour les entreprises de débrider l’innovation.

Ainsi Andy Grove, co-fondateur d’Intel, conseillait de « laisser régner le chaos, pour ensuite régner sur le chaos ».  Cette approche lui a permis de créer une culture d’entreprise ouverte au chaos, dans laquelle les collaborateurs étaient libres de penser et d’innover en dehors du cadre habituel et de prendre le temps d’essayer de nouvelles idées.

Un autre exemple bien connu est celui de Google, où les fondateurs Larry Page et Sergey Brin encourageaient leurs collaborateurs à « consacrer 20% de leur temps aux projets dont ils pensent que cela bénéficiera le mieux à Google ». Cette stratégie a donné naissance à de nombreuses innovations, dont AdSense et Gmail, excusez du peu !

Ce type d’approche est-il applicable en dehors des entreprises du numérique ?

MTV a récemment interrogé un échantillon de « millénaires » (la génération née au début des années 1980 et jusqu’au milieu des années 1990, connue pour sa proximité avec le numérique). Parmi les principaux résultats de cette étude, 78% des millénaires estimaient important d’avoir un projet personnel qui pourrait les mener, à terme, vers une nouvelle carrière ou un nouvel emploi (le fameux « side project » cher aux développeurs).

Et de fait, de nombreuses entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, sont réputées pour tolérer largement les projets personnels de leurs collaborateurs.

Ces entreprises innovantes ont parfaitement compris l’intérêt qu’elles pourraient tirer d’une telle politique. D’ailleurs, de nombreuses startups sont le fait de créateurs qui ont commencé à travailler à leur projet alors qu’ils étaient employés, avant de démissionner pour s’y consacrer à plein temps.

Selon Chris Trimble, professeur à la Tuck School of Business (Darmouth College), une telle approche permet en définitive d’offrir aux collaborateurs le goût de la liberté… et la frustration de ne pouvoir se consacrer à plein temps à leur projet. Bref, l’innovation chaotique par excellence.

Quel rapport entre l’innovation chaotique et le capital applicatif ?

Le capital applicatif émerge et se développe dans un environnement chaotique. Le chaos est synonyme d’innovation. L’innovation conduit à l’opportunité, et dans cette opportunité se cache la valeur…

Nous savons bien que les opportunités d’améliorer les opérations IT ne se présentent pas très souvent. Mais nous en vivons une actuellement, tandis que les applications migrent désormais massivement vers le Cloud.

Les équipes d’opérations IT doivent saisir cette opportunité pour tenter de se positionner habilement, même si le centre de décision technologique a tendance à glisser vers les développeurs.

Parvenir à aligner opérations IT et développement dans le cadre de l’innovation est un défi. Car les développeurs vivent dans un monde de « chaos contrôlé » – ce qui est une bonne chose pour l’innovation– mais devraient aussi se voir offrir des contrôles adéquats sur les services applicatifs, ce qui est du ressort des équipes d’opérations IT.

Car grâce à des contrôles cohérents et faciles à appliquer sur les services applicatifs, les développeurs peuvent profiter d’une plus grande liberté dans ce « chaos contrôlé » afin de créer de la valeur tout en se confortant aux exigences de leurs collègues IT.

Prenez par exemple les services applicatifs multi-Cloud. Grâce au support d’un fournisseur de classe mondiale pour les épauler, les entreprises qui adoptent cette approche deviennent immédiatement capables d’offrir à leurs développeurs une plus grande liberté (et réactivité) tout en protégeant leur capital applicatif de manière robuste et cohérente.

Voici, à titre d’exemple, quelques-uns des bénéfices qu’elles peuvent en tirer :

–       Améliorer les performances et l’expérience utilisateur sur leurs applications

–       Rendre les développeurs plus productifs. Et cela aussi bien en déployant des applications sur étagère qu’en intégrant dans leurs projets complexes des processus d’intégration et de livraison (CI/CD) continus, de l’automatisation et de l’orchestration

–       Améliorer la posture risque / sécurité de l’entreprise en mettant à la disposition des développeurs et des équipes de production des services de sécurité simples à activer, des politiques de sécurité cohérentes à travers toutes les applications où qu’elles soient hébergées (réduction des erreurs humaines), et de la visibilité à travers tout le portefeuille applicatif.

Ainsi en faisant d’un fournisseur de services applicatifs un partenaire-clé de leurs opérations, les entreprises gagnent un niveau d’assurance élevé quant à la disponibilité, la fiabilité et la sécurité de l’ensemble de leur portefeuille applicatif.

Et c’est bien ici le secret pour bâtir et protéger son capital applicatif tout en favorisant l’innovation chaotique !

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Kara Sprague

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