Télémédecine : les bons réflexes à adopter pour un usage sécurisé

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Selon le dernier livre blanc de Livi et La Société Française de Santé Digitale (SFSD) sur la télémédecine, 3 médecins généralistes sur 4 ont mis en place la télémédecine depuis le début de la crise sanitaire que nous traversons encore. Côté patients, la santé numérique attire près de 300 000 consultations réalisées en France chez Livi. Les conséquences ? 2/3 des patients en ont une bonne opinion et continuent d’utiliser ce service. Le soin digital, une offre en constante augmentation, laisse néanmoins place à de nouvelles attaques en ligne. En effet, grâce à la télémédecine, les soins sont dispensés par le biais d’un smartphone, d’un ordinateur, par vidéoconférence ou par le biais du portail d’un prestataire de soins. Autant de nouvelles opportunités pour les cybercriminels d’essayer d’aller pirater des terminaux et donc des données.

Alors que nous faisons encore face à la crise du Covid-19, la télémédecine a poursuivi son développement et concourt à faciliter la vie de nombreuses personnes. La télémédecine représente en effet une belle évolution dans l’accès aux soins de santé pour les personnes âgées par exemple. Ainsi, elle permet une limitation des déplacements, un accès plus rapide aux professionnels de santé, un renouvellement d’ordonnance via Internet mais également une prise en charge directe au sein des maisons de retraite. La transformation digitale du système de santé s’est alors révélée d’une aide considérable pour ces personnes dont la vie est en danger au simple contact des autres. 

En 2018 déjà, une consultation sur deux pouvait faire l’objet d’une consultation en télémédecine d’après les patients, 61% des Français étaient prêts à téléconsulter pour rapidement obtenir un premier diagnostic et près d’un patient sur quatre aurait pu faire l’objet d’une consultation en visioconférence. Des chiffres qui ont grandement évolué du au contexte sanitaire auquel la France ainsi que la plupart des pays du monde ont dû confronter. Jusque cette année, les médecins pouvaient se passer de cette pratique qui dérogeait aux consultations traditionnelles. Aujourd’hui, 70% des médecins et patients assurent vouloir généraliser la télémédecine post Covid-19. Ce nouveau mode de fonctionnement représente un avantage pour tous les Français du plus jeune au plus âgé.

Néanmoins, il parait évident de prévenir nos populations : la télémédecine peut engendrer des piratages du fait qu’elle soit complètement digitale. Hameçonnage, rançongiciel, faux sites internet, vols de mots de passe… Les cybercriminels sont toujours aptes à attaquer. Il est donc nécessaire de se protéger et d’avoir les bons réflexes lors de l’usage de la télémédecine.

Par ailleurs, McAfee souhaite partager quelques conseils afin de sécuriser au mieux l’usage de la télé médecine pour les consommateurs :

  • Se connecter via un appareil sécurisé : avec la collecte de données, il est possible que les informations personnelles des patients soient mal apprivoisées ou piratées en échange de rançon. Cela peut en effet susciter la crainte des plus sceptiques. Il est important que le patient se serve d’outil sécurisé en se procurant des solutions de sécurité complète pour assurer la protection de ses appareils.
  • Opter pour un mot de passe robuste et unique : comme pour tout appareil connecté, veiller à remplacer tout mot de passe par défaut par un mot de passe unique et solide. Le prestataire de soins disposera d’une application que l’on devra télécharger ou d’un portail en ligne auquel l’on devra accéder, ainsi se munir d’un mot de passe solide est essentiel pour la sécurité des données. Plusieurs critères à prendre en compte pour avoir un mot de passe infaillible :
  • Éviter l’usage des mots de passe contenant des informations personnelles
  • Ne jamais réutiliser ses mots de passe
  • Utiliser un gestionnaire de mot de passe
  • Utiliser un navigateur avertissant des liens malveillants : en recherchant un médecin pratiquant la télémédecine, il faut faire attention aux mauvais liens et aux escroqueries par hameçonnage. Les cybercriminels tirent profit du climat actuel pour pirater leur victime. Utiliser un navigateur qui avertit la présence de liens malveillants et ne jamais cliquer sur un lien ou ouvrir un e-mail de provenance incertaine. Là encore, une solution de sécurité devrait pouvoir minimiser les tentatives de piratage.
  • Utiliser un VPN : un réseau privé virtuel offre une solide couche de protection supplémentaire lorsque l’on transmet ses données de santé ou que l’on a simplement une conversation privée sur sa santé avec un professionnel. Un VPN crée un tunnel crypté pour préserver son anonymat et celui de son activité. En effet, les données sont brouillées et cachées à quiconque se trouve en dehors de votre tunnel VPN, ce qui rend les informations privées difficiles à collecter.

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Head of EMEA Consumer Business chez McAfee

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