Facebook, de nouveau dans la tourmente

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Facebook est de nouveau dans la tourmente après les révélations du New-York Times. Le média américain affirme dans le cadre d’une enquête détaillée que la plate-forme sociale a vendu des accès privilégiés aux données personnelles de ses utilisateurs à différents partenaires dont Apple, Amazon, Netflix et Microsoft.

Malgré les tentatives apparentes de Facebook de regagner la confiance de ses utilisateurs et d’affirmer son engagement dans la protection de la vie privée, cette dernière découverte révèle l’échec systématique de l’entreprise et de la Silicon Valley en général à protéger les données des consommateurs. En tant qu’ancien client de Facebook, je comprends le besoin d’une entreprise de gagner de l’argent pour fournir des services gratuits. Mais ce nouvel abus de droit suggère que les choses sont allées trop loin. C’est la raison pour laquelle j’ai supprimé mon compte Facebook.

Il est paradoxal qu’une plate-forme sociale soit le principal responsable de violations flagrantes du contrat social et moral. À maintes reprises, la « Big tech », qui comprend Facebook et tous ses partenaires » fournisseurs de services «, part du principe que l’utilisation abusive des données est acceptable. La Big tech doit comprendre que l’esprit du contrat de licence d’utilisateur final est tout aussi important, sinon plus, que le simple respect à la lettre de la loi et du contrat. Et en franchissant cette limite du contrat social, cela pourrait coûter à ces entreprises 25% de leur capitalisation boursière.

Les consommateurs échangent souvent volontairement (sciemment ou non) la confidentialité et la sécurité de leurs données contre les services offerts par ces plate-formes, mais c’est indéniablement un abus de la confiance des utilisateurs. Un compromis d’une telle ampleur en matière de protection de la vie privée des utilisateurs rend nécessaire un changement radical dans le domaine des technologies. Le temps est venu pour ces géants non seulement d’accepter leur impact considérable sur la société, mais aussi d’agir sur cette prise de conscience en définissant enfin ce qu’est une utilisation acceptable des données, et en s’y tenant.

About Author

Matthew Moynahan

Matt Moynahan est le PDG de Forcepoint. Il a rejoint l’entreprise en 2016, amenant avec lui plus de vingt ans d’expériences en sécurité, en services cloud et en industrie technologique, du développement de produit au management général en passant par les ventes. Tout au long de sa carrière, Moynahan a touché à presque tous les aspects de la cybersécurité. En effet, il a œuvré dans les secteurs du management des droits numériques, de la sécurité des réseaux, des applications, ainsi que dans le cryptage, la sécurité du web et des emails, et les menaces internes. Sous la direction de Matt Moynahan, Forcepoint a lancé une nouvelle approche audacieuse de la cybersécurité, dont le but est de donner aux clients la capacité de se concentrer sur ce qui importe le plus : comprendre les comportements et les intentions des gens lorsqu’ils interagissent avec des données critiques et la propriété intellectuelle, où qu’elles se trouvent. M. Moynahan a également soutenu l’acquisition du Skyfence CASB business (courtier de l’application cloud de sécurité) par Forcepoint, améliorant la capacité de l’entreprise à protéger des données n’importe où, même dans les applications Cloud. Avant de rejoindre Forcepoint, il fut nommé à plusieurs postes de directeur senior, le plus récent étant celui d’Arbor Networks. Pendant son mandat, Arbor Networks a obtenu la part de marché la plus importante dans la protection contre les attaques par déni de service (DDoS). De plus, l’entreprise a lancé le service de protection cloud le plus avancé au monde, et est progressivement entrée sur le marché de la détection avancée contre les menaces. Avant Arbor Networks, il fut le fondateur et PDG de Veracode, le principal fournisseur de services d’application cloud de sécurité, acquit par Computer Associates en mars 2016. Précédemment, Matt Moynahan occupa le poste de vice-président de Symantec’s Client & Host Security and Consumer Products & Solutions divisions, menant ce dernier à 2 milliards de dollars de revenu annuel.

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